Le parc du Cinquantenaire et ses bâtiments sont propriétés de l’État belge. Les bâtiments sont gérés par la Régie des Bâtiments, alors que le parc est entretenu par Bruxelles Environnement. 

Différents établissements scientifiques fédéraux sont hébergés sur ce site :

D'autres bâtiments sont également implantés sur le site :

À propos du complexe

Le complexe est structuré autour d'un thème principal : 2 pavillons reliés entre eux par une galerie de colonnes semi-circulaire et par un triple arc de triomphe central.

Ces arcades ont été érigées par l'architecte français Charles Girault entre 1904 et 1905. De part et d'autre de la galerie se trouvent, au nord, la halle Bordiau (1880) et au sud, le pavillon plus récent des architectes Puttemans et Malcause (1956-1958).

Le parc du Cinquantenaire fait l’objet de différents arrêtés de classement : 

  • Le 18 novembre 1976, le parc et tous ses bâtiments, pavillons et sculptures sont classés en tant que site protégé. Le Pavillon Horta-Lambeaux est aussi repris comme monument classé dans ce même arrêté.
  • Le 29 juin 1984, l’Arc de Triomphe et les deux ailes de colonnades latérales sont classés en tant que monument protégé. 
  • Le 22 avril 2004, les autres bâtiments du musée Art & Histoire, du War Heritage Institute et du musée Autoworld sont classés comme ensemble protégé. 
  • Le 29 novembre 2007, l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) est classé en tant que monument protégé. 

« Horizon 50-200 » : une vision d’avenir pour le parc du Cinquantenaire 

En 2030, la Belgique fêtera son 200e anniversaire. Dans ce contexte, l’« ASBL Horizon 50-200 » a été créée en septembre 2022. Ce groupe de conseil développera une vision d’avenir pour le parc du Cinquantenaire et ses bâtiments, l’objectif étant de faire du site le cœur de Bruxelles et de l’Europe d’ici 2030. 

Afin d’atteindre cet objectif, l’ASBL souhaite restaurer les bâtiments du parc avec une attention particulière pour les aspects écologiques, rendre les musées plus inclusifs et plus stimulants, prévoir une nouvelle programmation reliant la science à l’art et favorisant l’innovation, etc.

L’ASBL Horizon 50-200 y implique tous les acteurs concernés : l’État fédéral (dont la Régie des Bâtiments), la Région de Bruxelles-Capitale, la Ville de Bruxelles, la commune d’Etterbeek et ses habitants, les partenaires européens du quartier, etc.

Plus d’infos 

Rénovation des façades et de la menuiserie (Autoworld et War Heritage Institute)

De 2024 à 2027, la Régie des Bâtiments restaurera les façades et les menuiseries extérieures des bâtiments du War Heritage Institute (Musée de l’armé) et d'Autoworld. Le Conseil fédéral des ministres a donné son accord le 23 décembre 2022.   

Les travaux de restauration se déroulent en 4 phases se chevauchant. Ainsi, lorsque l’exécution d’une phase est en cours, la préparation de la phase suivante démarre. Le coût total de ces travaux est estimé à 27,7 millions d’euros.

Afin de préparer ces travaux, des études préparatoires ont été réalisées, telles qu’un inventaire amiante, un métré des façades, une analyse des matériaux et des dégradations des façades, des études sur l’historique de la construction et la technique des matériaux ainsi qu’une étude de stabilité.

Vu le caractère classé du parc du Cinquantenaire et des bâtiments, les travaux sont exécutés en collaboration avec la Commission royale des Monuments et Sites.

Ce projet suit le projet de rénovation de grande ampleur des toits des musées du Cinquantenaire qui a démarré en 2018 et se terminera en été 2024. Les travaux s’inscrivent dans le Plan fédéral de relance.

Grâce à la restauration et à la rénovation des toitures et des façades des musées, leur consommation HVAC (ventilation, climatisation et chauffage) pourra être réduite de 20 à 30 %. 

Travaux en 4 phases (2024-2027)

  • Phase 1 : Hall de l’aviation musée de l’Armée (2024-2025) 

Dans un premier temps, les façades et les menuiseries extérieures du Hall de l’aviation du musée de l'Armée seront restaurées. L’objectif est, d’une part, d’améliorer le bâtiment sur le plan énergétique, et, d’autre part, de traiter les structures en métal dans les façades, qui présentent des traces de rouille.  

Le Hall de l’aviation, avec sa collection exceptionnelle d’aéronefs, reste ouvert au public.

Tant la façade arrière nord du Hall de l’aviation (sur l’avenue de l’Yser) que la façade latérale est (sur l’avenue de la Chevalerie) et une partie de la façade latérale ouest (contiguë au bâtiment de l’Institut royal du Patrimoine artistique) seront restaurées. La façade avant du Hall de l’aviation, donnant sur l’esplanade, a déjà été restaurée entièrement en 2013 et ne fait pas partie de ce marché.  

Les façades sont constituées d’une ossature métallique avec une maçonnerie de remplissage en briques et/ou en pierres naturelles. La menuiserie extérieure est principalement constituée de métal. 

Les travaux ont commencé en mai 2024 et dureront environ un an. Ils comprennent :

  • Le nettoyage des façades.
  • La restauration de la maçonnerie et de la menuiserie en bois.
  • Le démontage et le remplacement de la menuiserie extérieure en métal et des verrières.

Différentes améliorations énergétiques sont également prévues. Ainsi, les verrières de la façade arrière (700 m²) du Hall de l’aviation seront remplacées par du vitrage isolant sous vide. Une isolation sera placée derrière le revêtement en zinc de la façade arrière (802 m²). 

Les verrières de la façade latérale est du Hall de l’aviation seront remplacées par du vitrage de restauration à isolation thermique (197 m²). De nouveaux profilés métalliques à rupture de pont thermique (197 m²) seront également installés, ainsi qu’une nouvelle porte coulissante métallique isolée.

  • Phase 2 : Autoworld (2025-2026)

Dans la deuxième phase, toutes les façades d’Autoworld, y compris la façade avant donnant sur l’esplanade, seront restaurées.

  • Phase 3 : Halle Bordiau et façades avant et intérieures du musée de l’Armée (2026-2027)

La phase 3 comprend différentes façades du musée de l’Armée, dont les façades de la halle Bordiau et la façade avant du côté de l’esplanade. Les façades extérieures entourant l’entrée de service seront également rénovées. 

  • Phase 4 : Arc de Triomphe (2027)

La dernière phase concernera la rénovation de l’Arc de Triomphe et de la galerie extérieure ouverte semi-circulaire (hémicycle). Les statues en bronze des arcades seront également nettoyées. 

Fiche technique (phase 1 - restauration des façades du Hall de l’aviation)

Propriétaire : État belge
Maître d’ouvrage : Régie des Bâtiments
Occupant : Musée de l’Armée
Entrepreneur : Monument Vandekerckhove 
Durée des travaux : 2024 - 2025
Coût : 3,4 millions € TVAC

Rénovation des toitures

En 2016, le Conseil des ministres a donné le feu vert à la rénovation urgente, d’une part, des toitures du Musée d’Art et d’Histoire (MAH), du Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire (Musée de l’Armée) et d’Autoworld dans le parc du Cinquantenaire et, d’autre part, des toitures des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique au Mont des Arts.

Pour les toitures dans le parc du Cinquantenaire, il s’agit d’un investissement fédéral global d’environ 21 millions d’euros pris en charge par la Régie des Bâtiments et Beliris. La Régie des Bâtiments est responsable du financement de la rénovation des toits du Musée royal de l'Armée et d’Autoworld. Durant l’été 2016, elle a réalisé les mesures de l'ensemble des toits du parc du Cinquantenaire.

Des travaux en 4 phases

Vu la superficie des toitures dans le parc du Cinquantenaire (plus de 31 000 m², soit environ 6 terrains de football), celles-ci seront rénovées en quatre phases.

Dans la première phase (octobre 2018 – septembre 2020), les toitures suivantes ont été rénovées :

  • la toiture de la cour carrée (MAH) ;
  • la toiture autour du jardin du cloître (MAH) ;
  • la toiture du Narthex (MAH) ;
  • une partie (la largeur de trois travées) de la verrière verticale de la toiture du (Musée de l’Armée).

La deuxième phase (décembre 2019- juin 2021) consistait en la rénovation de :

  • la toiture de la Rotonde (MAH) ;
  • la toiture autour du jardin japonais (MAH) ;
  • la toiture du bâtiment « Antiquité » (MAH) ;
  • la toiture du premier hémicycle.

La troisième phase (janvier 2021 - juillet 2023) consistait en la rénovation de :

  • la toiture d’Autoworld ;
  • la toiture des ateliers du MAH.

La quatrième phase (mars 2022 - été 2024) consiste en la rénovation :

  • des verrières verticales restantes de la toiture du Hall de l’aviation (Musée de l’Armée) ;
  • du revêtement de toiture (terrasses) de l’Arc de Triomphe ;
  • des élévations vitrées de la salle allemande (Musée de l’Armée) ;
  • des bandes vitrées de la Salle historique et de la Salle technique (Musée de l’Armée).

Cinuqantenaire

Les toitures du Musée de l’Armée étaient encore en bon état et c’est pourquoi il était prévu initialement de remplacer uniquement les verrières verticales et les lanterneaux des toitures. À la suite des tempêtes Ciara et Dennis en février 2020, une partie du recouvrement de toiture en zinc de la Halle Bordiau du Musée de l’Armée s’est toutefois détachée, ce qui a nécessité l’exécution de travaux de réparation pour cette partie également. 

Différents types de toitures

Les toitures du Musée Art et Histoire sont composées d’une combinaison de charpentes en bois, en métal et en béton. La majeure partie des toitures est recouverte de zinc, coupé à plusieurs endroits par de grandes verrières. Les toitures qui donnent sur le jardin du cloître sont recouvertes d’ardoises.

Les toitures de la halle Bordiau (Musée de l’Armée), des grandes halles (Autoworld et Musée de l’Armée) ainsi que des galeries courbes (partie du Musée de l’Armée) sont composées d’une structure en métal recouverte de zinc et coupée par plusieurs verrières.

Les travaux aux toitures dans le parc du Cinquantenaire consistent en :

  • le renouvellement du revêtement de toiture en plomb, en zinc, en EPDM et en ardoises ;
  • l'installation d'une isolation thermique ;
  • la remise à neuf des coupoles de toiture ;
  • la rénovation des lanterneaux et des verrières verticales (Musée de l’Armée et Autoworld) sans porter préjudice à la vue ;
  • la pose d’un vitrage antisolaire à isolation thermique ;
  • l’amélioration de l’évacuation des eaux pluviales ;
  • le retrait des éléments de toiture qui ne sont plus en usage (cheminées, tuyaux de ventilation, etc.) ;
  • la restauration du couvre-mur en pierre bleue et la réparation des joints ;
  • l’amélioration des lignes de vie et des échelles afin de renforcer la sécurité pendant les travaux d’entretien ;
  • le renouvellement des paratonnerres.

Fiche technique

Propriétaire : État belge
Maître d’ouvrage : Régie des Bâtiments
Entrepreneur : SIX BVBA
Surface de toiture totale : env. 31 000 m², dont :

  • 18 485 m² Musée d’Art et d’Histoire
  • 3 490 m² Musée de l’Armée
  • 9 095 m² Autoworld

Durée des travaux : octobre 2018 – été 2024
Investissement global : env. 21 millions d’euros (T.V.A. comprise)

  • 52,5 % financés par la Régie des Bâtiments
  • 47,5 % financés par Beliris

Stationnement interdit

Depuis 2020, il est interdit de se garer sur l’esplanade du parc du Cinquantenaire et dans la zone se situant à l’arrière de l’Arc de Triomphe. Depuis le 1er janvier 2023, cette interdiction s’applique également aux bus et aux événements. 

Seuls les visiteurs à mobilité réduite (carte de stationnement obligatoire) et les fournisseurs (uniquement pour le chargement et le déchargement) peuvent encore s’y garer

Découvrez ici comment rejoindre le parc du Cinquantenaire en transports en commun, à vélo ou en voiture.

Vous trouverez plus d’informations sur l’accessibilité des différents musées du parc du Cinquantenaire sur leurs sites web :

Événements dans le parc du Cinquantenaire

Pour savoir comment introduire une demande pour organiser un événement dans le parc du Cinquantenaire, consultez les explications sur cette page

Étude de faisabilité pour le réaménagement et la restauration intérieure

De 2021 à 2023, une étude de faisabilité a été réalisée concernant le réaménagement et la restauration intérieure du Musée Art & Histoire (MAH) et de l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) dans le parc du Cinquantenaire. 

Il a été examiné ce qui est possible et nécessaire pour répondre aux visions futures des deux institutions. Les sites ont également été mesurés et des synergies ont été explorées. 

L’étude de faisabilité a été achevée en août 2023, à la suite de quoi Beliris a repris le projet de la Régie des Bâtiments en tant que maître d’ouvrage délégué. 

Sur base de l’étude de faisabilité, une étude spécifique (un « masterplan » avec avant-projet, demande de permis d’urbanisme, projet, etc.) sera établie pour la restauration intérieure et le réaménagement de chaque institution. Les travaux pourront alors commencer. 

Fiche technique 

Propriétaire : État belge
Maître de l’ouvrage : Régie des Bâtiments
Occupants : Musée Art et Histoire et Institut royal du Patrimoine artistique
Équipe d’études : Maatschap Sumproject – Ellips
Durée de l’étude de faisabilité : septembre 2021 – août 2023 
Coûts de l’étude de faisabilité : environ 1,6 millions d’euros (TVAC)

Illuminations dans le parc du Cinquantenaire

L’éclairage du parc du Cinquantenaire et de ses bâtiments met en valeur ce patrimoine du paysage bruxellois. Afin de continuer à profiter de ces illuminations tout en diminuant la consommation énergétique et en maitrisant la pollution lumineuse, un plan d’illuminations a été étudié et a été mis en place par Beliris. La Régie des Bâtiments a financé en partie ce chantier.  

Les façades des bâtiments autour de l'esplanade, des halles du Nord et du Sud, de l'Hémicyle, de la halle Bordiau, du Pavillon de l’Antiquité, de l’aile Princesse Élisabeth, de la rotonde et, bien entendu, les arcades du Cinquantenaire, étaient concernées par ce chantier de revalorisation du patrimoine.

Les travaux comprenaient entre autres :

  • la suppression des projecteurs, de leur câblage et des fixations existantes et la pose de nouveaux appareils aux abords des bâtiments ainsi que sur les nombreux sentiers autour de l’Hémicycle et des Terrasses, ainsi que sur les bâtiments concernés ;
  • les essais préalables et les réglages à la fin du chantier ;
  • l’adaptation des installations électriques et l'installation d'’un système de gestion centralisée des éclairages publics et des illuminations.

Le plan d’illuminations a apporté une nouvelle scénographie lumineuse au Cinquantenaire en respectant le bâti grâce à des fixations discrètes qui s’intègrent mieux aux façades.

Grâce à une gestion centralisée, l’éclairage peut être adapté en fonction des saisons et moments de la soirée ou de la nuit. Ceci permet de réduire environ de moitié la facture énergétique et de diminuer la pollution lumineuse tout en mettant subtilement en valeur cette architecture emblématique.

Le montant total des travaux s’enlevait à environ 1 580 000 euros TVAC. La Régie des Bâtiments a pris environ 484 000 euros TVAC à sa charge. 

Installations de cogénération

En 2023, un nouvel accord de coopération a été conclu avec Sibelga pour remplacer les installations de cogénération existantes sur le site du Cinquantenaire à Bruxelles, et ainsi réduire l’impact environnemental de la production d’énergie pour les bâtiments sur le site.

Ce projet fait suite aux excellents résultats obtenus via le premier accord, qui expire à la fin 2024. Grâce à la mise en service en octobre 2014, l’installation de cogénération a permis jusqu’à présent une économie totale sur la facture de chauffage de plus d’un million d’euros et une réduction annuelle des émissions de CO2 de 730 tonnes.

Le nouveau contrat prévoit une certification de la nouvelle installation avant le 1er janvier 2025 et une emphytéose de dix ans.

L’objectif de la Régie des Bâtiments est de produire l’énergie nécessaire de manière plus efficace et durable pour le fonctionnement des bâtiments publics qu’elle gère. 

En tant que propriétaire de l’unité de cogénération, Sibelga reçoit les certificats verts, et ce en contrepartie de la prise en charge du remplacement des installations de cogénération existantes par un nouveau système de filtration, ainsi que des frais de fonctionnement (achat de gaz, entretien, assurances, etc.). Elle récupèrera l’électricité qui est produite simultanément et l’injectera dans le réseau de distribution afin de compenser les pertes qui sont inhérentes à chaque réseau électrique.

Communiqués de presse

 

Dernière modification en mai 2024.