Contexte
En 2018, via une nouvelle directive concernant l’efficacité énergétique, 2018/2002/UE, l’Union Européenne a revu ses objectifs à la hausse et a imposé à tous ses États membres, avec le règlement 2018/1999 sur la gouvernance de l'union de l'énergie et de l'action pour le climat, d’établir un projet de Plan National intégré Énergie et Climat (PNEC) concernant les réductions des gaz à effets de serre et donc les consommations d’énergie.
Fin 2019, la Belgique a remis à l’Europe son PNEC définitif.
En été 2025, le gouvernement fédéral a approuvé l'actualisation du PNEC.
Rôle de la Régie des Bâtiments
Dans la masse des sources des émissions des gaz à effets de serres belges, l’utilisation des bâtiments représentent entre 30 et 40 % de la consommation énergétique et constitue donc une importante variable de l’équation qui doit être mise en place pour réduire la totalité des émissions des gaz à effets de serre.
Concrètement, le PNEC belge prévoit que les bâtiments publics du gouvernement fédéral réalisent chaque année, entre 2021 et 2030, une économie d'énergie primaire de minimum 1% et une réduction de CO2 d'au moins 40% par rapport à 2015. Elle fixe également à 3% le taux annuel de rénovation lourde des enveloppes des bâtiments.
Toutefois, une nouvelle directive européenne, d’application depuis octobre 2025, modifie un peu ces objectifs : elle porte à 1,9% l’objectif global du taux annuel de réduction des consommations et à 50% de réduction d’émission des gaz à effet de serre par rapport à 2021.
La Régie des Bâtiments, qui est le plus grand gestionnaire immobilier de l'État fédéral, joue donc un rôle essentiel dans cette transition écologique.
Plan d'actions
Afin d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre du PNEC belge, la Régie des Bâtiments a mis en place différentes actions : ambitieuses, mais nécessaires :
Rationalisation du portefeuille immobilier en réduisant les surfaces occupées
Puisque la meilleure économie d’énergie provient de l’énergie que l’on ne consomme pas, cette action vise la réduction des surfaces occupées de 1 millions de m² au total pour 30 000 tonnes de CO2 économisés par an.
Pour ce faire, différentes actions sont mises en place telles que l’élaboration de masterplans, une réorganisation qui tient compte de l’évolution de nos habitudes et de nos besoins, la vente de biens devenus inadaptés et l’acquisition d’autres nécessaire au réaménagement et à la rationalisation du portefeuille immobilier.
Rénovation des surfaces et amélioration de la performance énergétique
L’objectif est d’arriver à une meilleure prestation énergétique des bâtiments en propriété, en ce compris les installations techniques. À l’horizon 2040, on vise une diminution de 60.000 Tonnes de CO2 par an et une réduction de la consommation énergétique de 228 GWh par an.
Construction de nouvelles prisons
L’objectif de cette action est de remplacer certaines prisons par de nouvelles constructions répondant aux besoins de détentions humaines et à des critères PEB élevés (via DBFM). L’objectif chiffré vise une diminution de 5,4 GWh et de 1,2 kTCO2 à horizon 2028.
Relighting systématique
L’objectif est une modernisation des équipements d’éclairages systématique via l’installation de LED afin de réduire l’impact de l’éclairage sur la consommation d’électricité.
La Régie des Bâtiments vise une diminution de 1.151 Tonnes de CO2 par an et une réduction de la consommation électrique de 4.457.500 kWh par an à horizon 2026.
Installation de panneaux photovoltaïques
L’objectif de cette action vise une production d’énergie renouvelable via l’installation de panneaux photo- voltaïques sur un cinquième des surfaces de toitures disponibles. Cela représente une surface d’environ 42.000 m² pour une production annuelle estimée de 6.300 MWh par an et une diminution du rejet de CO2 de 1,64 kT par an.
Page actualisée en octobre 2025