Le siège du Conseil d’État se trouve depuis 1948 dans le quartier européen à Bruxelles, dans une maison de maître également appelée le « Palais du Marquis d’Assche ». De mai 2024 à octobre 2025, la Régie des Bâtiments a restauré la façade arrière du bâtiment.

Historique

Le bâtiment a été construit entre 1858 et 1860 selon un projet de l’architecte de renom Alphonse Balat, qui fut également l’architecte de la reconstruction du Palais royal de Bruxelles ainsi que des Serres royales de Laeken. 

Cette maison de maître était le plus grand bâtiment du quartier à l’époque, avec sa façade avant dont la ressemblance avec celle du « Palais Farnèse » à Rome est frappante.

Le bâtiment doit son nom à son premier propriétaire, Théodore-Charles-Antoine, Comte Vandernoot et Marquis d’Assche.

Entre 1901 et 1909, le « Palais du Marquis d’Assche » fut le lieu de résidence du Prince Albert et de la Princesse Elisabeth, futurs souverains. Au cours des années 1930, le Palais fut aussi la résidence d’ambassadeurs des États-Unis.

L’escalier d’honneur ainsi que le premier étage ont conservé leur décoration d’origine, dans un style néo-Louis XIV.

Les pièces suivantes sont particulièrement remarquables :

  • Le cabinet du Premier Président du Conseil d’État, qui fut à l’origine un des salons du Palais, avec au plafond des peintures de Charles Chaplin (1862), un peintre français très connu à l’époque qui a travaillé pour l’aristocratie française ;
  • L’ancienne salle de bal, qui fut longtemps la salle des Assemblées générales du Conseil d’État ;
  • L’ancienne bibliothèque, à l’origine bibliothèque du Prince Albert, en style néo-renaissance flamande.

Le « Palais du Marquis d’Assche » est classé comme monument historique.

Source : site web du Conseil d'État 

Restauration de la façade arrière

De mai 2024 à octobre 2025, la Régie des Bâtiments a restauré la façade arrière du bâtiment.

Les travaux étaient nécessaires car l’enduit de la façade arrière commençait à présenter des fissures et à s’écailler par endroits. L’étanchéité de la façade ne pouvait, de ce fait, plus être garantie. Afin d’éviter des infiltrations d’eau et des dommages à l’intérieur classé comme monument historique, une campagne de restauration a été lancée.

L’objectif était de remettre à l’honneur l’aspect d’origine de la façade arrière, c’est pourquoi une étude préliminaire a d’abord été réalisée.

Les travaux comprenaient :

  • le nettoyage de la façade ;
  • le remplacement de l’enduit par une nouvelle couche d’enduit, perméable à la vapeur ;
  • la restauration des éléments en pierre bleue et de la maçonnerie ;
  • la restauration de la menuiserie extérieure en bois et en métal ;
  • la restauration de la corniche en bois et des éléments de couronnement ;
  • la remise à neuf des rives des toitures plates ;
  • la restauration des moulures en bois ;
  • la remise à neuf des revêtements en métal ;
  • la mise en peinture de toute la façade arrière.

La menuiserie extérieure a également été équipée d’un nouveau vitrage, offrant une meilleure isolation thermique. Les nouvelles fenêtres sont dotées d’un double vitrage, tandis que les fenêtres restaurées sont pourvues d’un simple vitrage feuilleté.

Ces travaux de restauration sont en partie possibles grâce au soutien financier de la Loterie nationale

Fiche technique

  • Propriétaire : État belge
  • Maître de l’ouvrage : Régie des Bâtiments
  • Occupant : Conseil d’État
  • Entrepreneur restauration façade arrière : Renotec
  • Coût : environ 1,4 million d’euros, TVA comprise
  • Durée des travaux : mai 2024 - octobre 2025

 

Dossier actualisé en octobre 2025.